« Partant du constat que la langue anglaise est parlée par 25 à 30 fois plus de personnes sur la planète que le français, il ne faut pas faire de la maîtrise de notre langue un a priori. Il faut en faire une condition pour l’obtention du diplôme, tandis que les enseignements leur seront donnés en anglais pendant la première partie de leurs études.
Le projet de loi sur l’Enseignement supérieur de la ministre Geneviève Fioraso est un progrès dans ce sens » écrit Pierre Tapie, Directeur général de l’ESSEC et président de la Conférence des Grandes Écoles qui développe dans le quotidien Libération daté du 22 avril des propositions concrètes visant à ce « que l’ensemble du dispositif d’enseignement supérieur français se mobilise avec l’appui des politiques, pour accueillir progressivement, sur dix ans, 500 000 étudiants étrangers supplémentaires non originaires de l’Union européenne. »
Pierre Tapie affirme par ailleurs : « il faut que l’on accepte de reconnaître la réalité des coûts de revient des formations et les facturer en fonction de ceux-ci, notamment dans les établissements publics : alors que ces coûts sont modestes sur la scène internationale, il serait paradoxal de ne pas construire ce plan comme autofinancé, alors que le contribuable français n’a pas les moyens de s’offrir cette ambition. »
