Apprendre le français en France

30 ans, fle.fr en 2026

Le CASNAV – Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs – de Paris, organise mercredi 30 avril de 14h à 16h une conférence animée par Claudine Nicolas, professeure des écoles, formatrice 1er degré au Casnav de Paris, docteure en sciences de l’éducation (Paris 5), sur le thème : « Interroger la notion de francophonie : quelques repères pour une prise en charge réaliste des élèves nouvellement arrivés d’Afrique francophone ». La conférence se déroule à l’auditorium Marc Blancpain de l’Alliance française de Paris-Ile-de-France – 101, Boulevard Raspail 75006 – M° Notre-Dame des Champs ————————–  » Parmi les élèves allophones nouveaux arrivants (EANA), ceux arrivant d’Afrique francophone occupent une place particulière. A cause de l’histoire coloniale de la France. A cause des conditions d’immigration de ces populations. A cause du choix de la langue française comme langue d’enseignement dans ces pays. A cause de la place que ces régions occupent dans l’organisation officielle de la Francophonie. Être francophones pour ces élèves, qu’est-ce que cela signifie ? Car, si étymologiquement, on sait que cela veut dire « qui parle français », quel est leur niveau réel de maîtrise de la langue française quand ils arrivent en France, après avoir été scolarisés dans leur pays d’origine ? A partir de quel seuil de compétences linguistiques un locuteur peut être réputé francophone ? Est-ce qu’on peut qualifier l’ensemble des peuples utilisant le français comme langue maternelle, officielle, seconde, de communication, de francophone ? La notion politique de francophonie ne se confond-elle pas ici avec la notion linguistique ? Pour l’enseignant qui accueille ces EANA, que doit-il savoir de leur scolarisation antérieure en Afrique francophone ? Des modes d’enseignement ? Des contenus des programmes ? Des pratiques pédagogiques mises en œuvre ? A quelles difficultés font face ces élèves dans leur apprentissage du français ici en France ? Comment y remédier ? A la notion d’universalité (être francophone), ne faut-il pas faire succéder la notion de diversité linguistique et culturelle au sein d’un espace pluriel, l’espace francophone, dans lequel le français est en contact avec d’autres langues et d’autres cultures ? » ————————–